Retour sur une année immatriculée ~2009~

•2010/01/01 • Laisser un commentaire

Don’t cry for me… Casanegra

•2009/09/10 • Laisser un commentaire

Ai piqué une tête avant le début septembre, histoire de faire mes au revoir aux traditionnelles vacances qui durent trois moi par an. Une plongée dans la vie de tous les jours, à faire un peu tout et rien à la fois… il y a toujours quelque chose à faire pendant la dernière semaine des vacances, le dernier jour des vacances.
Entre vadrouille et plongée, j’ai pu contempler les 20,000 lieux ensevelis avec ma petite enfance avant leur mutation complète:
casanegra
Dans l’ancienne médina, patrimoine historique et mémoire collective de la mégapole sont à la merci d’agents d’autorité, avides d’enrichissement, qui n’hésitent pas à laisser construire des piaules en sable sur d’anciennes bâtisses, qui, elles, sont construites avec beaucoup d’art. C’est la façon aux porte-mko7la de résoudre le problème de l’habitat face à l’exode rurale.
Le célèbre terrain de « Derb Loubila » (Bourgogne) a fini par pondre un patté de boîtes de conserve en béton, malgré lui… une césarienne sans doute. Une maternelle non-loin de là a connu le même sort.
Quand à Anfaplage, elle a dévoré « Les Sables d’Or » que l’on ne distingue plus, et démontré une énième fois qu’il n’y avait pas de si barbare et d’aussi cruel que le ciment s’agglutinant sur le peu de terrain naturel qui restait à Casa, faisant tomber « la Tour Pepsi »… « Pepsi » n’existe même plus depuis X temps… je ne vous parle par des fontaines Andalouses pour lesquelles des millions ont été versés, et qui n’ont finalement vu le jour que dans de lointains mirages. On ignore encore quelle surprise nous réserve-t-on pour le terrain de l’ex-piscine « Eden Rock ».
Pour ce qui est du Maârif, il faut bien éventrer l’avenue de fond en comble avant de la refaire… c’est le projet de réaménagement qui se terminera une année d’élections. Mais les respectueux entrepreneurs n’avaient pas avertis de la razzia qui allait ronger des arbres vieux de 60ans pour les remplacer par des Washington, lesquels n’auraient pas tenu sans l’innovation homo sapienne. Des maisons basses à l’architecture coloniale, abandonnées, laissées à tomber en ruine, pour y planter des champignons… ou mauvaises herbes, en verre et en béton, le jour où Sajid aimerait à nouveau rester à la tête de la commune, dans un autre 12juin peut-être.
Ce labyrinthe paraît sans fin, pourvu qu’il ne soit pas fermé.
Décidément, on veut américaniser Casablanca à tout prix, mais de quelle manière, pour quelle raison, et en dépit de quoi?

9% ou bikher

•2009/09/09 • Laisser un commentaire

Paru dans le tout dernier numéro de TelQuel9_ (n°388), une page est dédiée à la blogoma qui se fait assez bien entendre sur le net. A l’occasion de cette journée, décrétée journée nationale du nihilisme, je vous propose une lecture de cet article:

 (par Youssef Aït Akdim: )

Dans un sursaut civique, la blogosphère marocaine s’est « saisie » de la censure de TelQuel et de Nichane pour inventer de nouvelles formes de dissidence.

« Lançons le Mouvement 9%. Je déteste les chiffres ou les nombres impaires mais c’est comme ça que l’histoire avec un petit h se construit ». Par ce tweet (…), Annous, une figure connue sur la planète Web marocaine, donnait le coup d’envoi à ce qui allait devenir le « buzz de l’été ». Quelques heures plus tôt, un communiqué du ministère de l’Intérieur annonçait la saisie des numéros d’été de TelQuel et Nichane qui publiaient les résultats d’un sondage sur le bilan des dix ans de règne de Mohammed VI. Chiffre clé: 91% des sondés jugeaient le bilan « plutôt », voire « très positif ».
100%-91%=9%. 9% de « pas d’accord ». CQFDT. Voilà comment, dès la nouvelle de la censure tombée, la petite communauté des cyber-activistes marocains s’invite dans le débat sur la liberté d’expression au Maroc. S’imposant rapidement comme le chef de file, le blogueur Ibn Kafka met en ligne le soir même un véritable « manifeste des 9% »

Activisme 2.0
Le mouvement commence à prendre la forme, il rassemble des plumes célèbres de la blogosphère marocaine dite « blogoma » (Larbi, Une Marocaine, Mounir Bensalah, entre autres) qui utilisent avec habileté tous les outils Web 2.0. Sur Twitter, le nec plus ultra des réseaux sociaux, les internautes peuvent suivre les événements en temps réel. Un logo est crée pour donner une identité visuelle au mouvement: un oiseau qui pépie « je suis un 9% » dans une énorme bulle. Les twitteurs marocains relaient les dernières informations sur la saisie, commentent l’actualité et décident des démarches à prendre pour défendre la liberté d’expression. On s’interroge sur le contenu du sondage, la légalité de la saisie, le timing de la décision. Mais surtout, on veut agir, s’impliquer. Ce dimanche 2 août, vingt-quatre heures seulement après la saisie, l’un d’eux écrit: « Nous sommes 9%, mais nous pourrons être plus! ».

Initié par Ibn Kafka, un groupe Facebook répond à ce vœu. « Au Maroc, je suis un 9% / In Morocco I’m a 9% » drainent rapidement plusieurs centaines de membres. Par une agrégation de clics, le mouvement est lancé et gagne en audience. De nombreux utilisateurs jouent le jeu en remplaçant la photo de leur profil par l’oiseau pépiant. La plupart veulent avant leur soutien et restent passifs. Mais certains débattent sur le « wall » du groupe et s’emploient à répondre aux critiques. « Progressistes-nihilistes » et « makhzéniens-compatriotes » croisent le fer. Des mots durs mais un débat franc comme on en voit peu au Maroc. Peu à peu, les positions se durcissent. Si le mouvement se veut autonome par rapport à la ligne éditoriale de TelQuel, son opposition à la censure le place dans le camp des « nihilistes » aux yeux de ses nombreux détracteurs. Au final, notre sondage a servi de révélateur d’opinions. Tant mieux!

Un mois et 1174 membres sur Facebook plus tard, le mouvement est toujours vivant. Après avoir permis de rassembler autour d’une cause commune un groupe de blogueurs, de militants et de simples citoyens curieux, les 9% ont aussi fait émerger une nouvelle figure: le cyber-activiste sachant user d’outils gratuits qu’offre le Web 2.0. Des réunions, physiques cette fois, se sont tenues cet été entre les membres du mouvement, permettant un premier contact entre 9% du Maroc et ceux installés à l’étranger. Une ligne de T-shirt « nihiliste ou bikheer » a même été lancée, suivie d’une seconde consacrée à Khalid Naciri, le ministre de la communication travesti en « Comical Khalid » (…) et même… « Comic Communicator ». De l’esprit à revendre!

Du nouveau

•2009/08/15 • Laisser un commentaire

Me voilà de retour, après un voyage de 16jours à travers lequel je renoue à nouveau avec les personnes auxquelles je pense constamment, ainsi qu’avec ma ville natale qui commençait déjà à me manquer, et que je n’avais plus revue depuis environ une année. Fière donc de pouvoir la retrouver pour m’y retrouver, avec ce qu’elle me cache toujours de bon et de pourri en elle… parce que c’est bien entendu de la pourriture en béton qui agite à nouveau ses tentacules dans l’air, et continue de faire des ravages sur notre « patrimoine » non-officiel, celui dont seuls les enfants de la ville peuvent réaliser l’importance et le symbole, aussi sacré et historique soit-il que socioculturel. Tant que mes yeux sont assez vivants pour m’aider à m’exprimer, je n’ai que mes larmes pour parler de ce que je vois, des larmes où joie, tristesse, et révolte se mêlent et s’entremêlent dans l’infini labyrinthe qu’est cet esprit, portant ses convictions tout comme ses contradictions.

De retour alors à mon nid douillet qui m’a manqué également. Le temps d’y faire le grand ménage un peu partout, de repeindre ma chambre, de préparer ce qu’il faut pour Ramadan, et donc d’accomplir les douze travaux en quelque sorte, l’actualité, elle, n’attend pas, et reste loin d’être vacances. En parlant de douze travaux, mon douzième serait-il celui de vous parler un peu de ce fameux sondage qui dérange… vous avez reconnu sans doute le sujet qui fait jaser sur la blogosphère nationale comme internationale. Tel Quel l’a titré sur sa Une (censurée): « le peuple juge son roi ». Pour ma part, rien de surprenant à première vue, bien que plus loin, entre les pages de l’hebdomadaire, le discourt tenu dans la présentation du sujet a bien de quoi gêner tout makhzénien cinquantenaire « qui se respecte », et à le pousser bien évidemment à prendre une décision digne de son archaïque état d’esprit, lequel alimenté par un peu d’amalgame associé à un manque de communication, et donc d’incompréhension, fait de considérables dégâts tels que la destruction de 100.000 exemplaires du magazine portant ce sondage, et prétexter un manque de respect à la monarchie et je ne sais à quoi d’autre… comme si, en tant que marocaine « qui se respecte » de son côté comme elle peut, j’attendrais que l’on légalise un droit dont j’ai parfaitement la liberté de jouir pour que je puisse enfin avoir la légitimité de le vivre pleinement. Je ne suis pas de ceux qui réclament leurs droits mais de ceux qui ne se gênent pas à se servir eux-mêmes lorsqu’il n’y personne pour me le faire, et je ne demande à personne quoi que se soit en la matière, dans la limite de la non-atteinte à la liberté des autres bien entendu. De ce fait, je ne vois aucune illégalité à m’informer, en dépit de ce que peut me crier telle ou telle autorité. En échange à ma prise en considération de ne pas porter atteinte à autrui, le moins que les autorités puissent m’offrir est de ne pas prendre mes semblables pour des brutes, sinon nous pouvons bien prouver que nous n’en sommes pas: si le magazine a été censuré pour la simple cause qu’il contient un sondage mettant la monarchie en question, et que nous avions été privés du journal Le Monde du 4août, « أرض الله واسعة « , sinon la toile l’est aussi, d’où je suis allée chercher ce sondage qui dérange tant, et je partage avec vous le plaisir de le lire ensemble sur mon blog:

(…) Une chose est sûre : les Marocains n’hésitent pas vraiment à parler de Mohammed VI. Ils croient pouvoir compter sur le vent de liberté qui souffle, en apparence, sur le royaume depuis dix ans. Auraient-ils accepté de répondre aux enquêteurs s’ils avaient su que les numéros seraient saisis et pilonnés ? Certainement pas.

Reste qu’ils plébiscitent l’action de leur souverain. En effet, 91 % des personnes interrogées disent avoir senti, au cours de la décennie écoulée, au moins un changement notable dans leur environnement immédiat. Ils citent, pêle-mêle, les écoles ou hôpitaux, désormais plus proches et plus accessibles, les routes, plus nombreuses, etc.

Le roi est un personnage sacré: Près d’un Marocain sur deux estime, par ailleurs, que la monarchie, telle qu’elle est exercée, est « démocratique ». La peur était-elle si grande, sous Hassan II, qu’il a suffi que son fils desserre un peu l’étau, en matière de liberté d’expression, pour que les gens le considèrent, même hâtivement, comme « démocrate » ?

Plus surprenant : la grande majorité des Marocains qui qualifient la monarchie d’« autoritaire » emploient ce mot non comme un reproche mais… comme un compliment ! « Bien sûr que notre monarchie est autoritaire, et tant mieux !, ont-ils déclaré aux enquêteurs. Mieux vaut que le pouvoir soit entre les mains du roi qu’entre celles des élus corrompus qui ne pensent qu’à leurs intérêts. » Un jugement cruel pour la classe politique et le gouvernement, lesquels sont privés, soit dit en passant, de la marge de manœuvre dont ils auraient besoin pour faire leurs preuves face à une monarchie absolue et omniprésente.

Le faste dont le roi aime s’entourer ne gêne pas grand-monde. C’est l’une des leçons surprenantes de ce sondage : 51 % des Marocains ont le sentiment que le lourd protocole royal a été allégé, alors qu’il n’en est rien. Chaque année, fin juillet, la traditionnelle cérémonie d’allégeance, avec son baisemain et l’attitude servile des élites invitées, reste digne des califes de Bagdad. Mais la relation des Marocains à leur roi est d’ordre sentimental, voire fusionnel. La population ne retient qu’une chose : Mohammed VI n’hésite pas à prendre des bains de foule. Il est donc proche d’elle. Et puis, le roi est un personnage sacré pour les trois quarts des Marocains, révèle l’enquête. Il aurait donc raison de tenir son rang.

Le roi « businessman »: Et même premier opérateur économique privé du royaume à travers ses différentes holdings, ne choque pas, lui non plus. Selon le magazine Forbes, Mohammed VI est le 7e monarque le plus riche du monde, et ses affaires équivalent à 6 % du produit intérieur brut du Maroc. Son emprise sur l’économie nationale ne pose-t-elle pas problème ? Eh bien non ! Seuls, 17 % des sondés s’en offusquent. Les autres, y compris les plus diplômés, estiment que le roi « tire ainsi vers le haut l’économie marocaine ».

L’une des rares réserves que suscite Mohammed VI concerne l’éradication de la pauvreté. Un tiers seulement des Marocains estiment que la situation s’est améliorée dans le royaume, ces dix dernières années. Un autre tiers ne le pense pas. Un quart estime que la pauvreté s’est même aggravée. En matière de sécurité, même désaveu ; 49 % des Marocains se sentent menacés par le terrorisme et la montée de la criminalité.

Mais les critiques les plus sévères qu’enregistre le roi portent sur la Moudawana, ce nouveau code de la famille qui, depuis 2004, fait des Marocaines les égales des hommes, sauf en matière d’héritage. Surprise ! Presque un Marocain sur deux estime que le roi est allé trop loin dans sa volonté de libérer les femmes. Que celles-ci n’aient plus besoin d’un tuteur pour se marier ; qu’elles puissent désormais réclamer le divorce (une prérogative jusque-là réservée aux hommes) ; et que la polygamie soit rendue dans les faits impossible, tous ces acquis sont loin de soulever l’enthousiasme. Seuls 16 % des Marocains pensent que les femmes devraient avoir encore plus de droits.

Le principe de l’égalité des sexes est encore fort peu intégré au Maroc, et cela aussi bien par les femmes que par les hommes. Pour l’heure, le trait dominant des Marocains semble être… le machisme, et celui des Marocaines, la soumission au machisme, et ce quels que soient l’âge, la région et la catégorie socio-économique.

En résumé, les Marocains soutiennent Mohammed VI sur tout, sauf sur sa politique féministe. C’est sans doute l’un des enseignements les plus inattendus de ce sondage. Un autre étant de rappeler les limites de la « démocratisation » à la marocaine, proclamée urbi et orbi par les responsables du royaume ces dix dernières années.

Qu’y a-t-il de si non-respectueux dans le rapport du sondage? Strictement rien, vu qu’il ne s’agit que de parler fort et au grand jour ce que nous pensons tout bas. Sinon, si le nec plus ultra du respect était de camoufler la réalité, permettez-moi de rappeler à ceux qui l’on peut-être oublié que cela relève de la mascarade sociale, car sans franchise, le respect n’a plus vraiment de valeur pour moi, à part celle de l’hypocrisie et du léchage de bottes tout court.
Merci quand même aux appareils de l’Etat de ne pas avoir bloqué
la page d’où j’ai tiré ce sondage. Cette action a peut-être le sens implicite que le sondage ne représente aucunement de danger comme insinuent plusieurs, d’autant qu’il s’agirait d’un aveu que monsieur Naciri commence à aller trop loin avec ses propos, jusqu’au point où je ne sais plus s’il parle toujours de la publication de ce sondage, ou de journaux tenus effectivement par de non-professionnels, en l’occurrence à Al Massae, journal de l’intox par excellence. Si c’est le cas, ayez monsieur le ministre, un minimum d’honnêteté pour appeler un chat « un chat », et de ne plus vous abattre sur des professionnels du métier pour encourager les mauvaises langues à jaser sur eux. Sachez en revanche que malgès tout ce que l’on peut vous faire savoir sur ma tendance soixante-huitarde, Mohammed6 est LE roi qui m’a fait aimer la monarchie au Maroc, car ce n’est pas avec lui que les choses ne vont pas bien, même que je suis loin de tenir ma révolution contre lui… la suite, vous la connaissez, prenant compte de votre important statu politique et intellectuel.

Bon été.

Etude du para texte du Dernier Jour d’un Condamné (Victor Hugo)

•2009/07/25 • Laisser un commentaire
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Encore une des oeuvres que tellement j’ai aimé que je n’oublierai jamais:
 
Présentation: la bascule de l’échafaud:
Quand il s’agit, sous l’Ancien régime, de mettre à mort un condamné, le bourreau a à sa disposition des procédés variés: la potence, le bûcher, la roue, l’écartèlement, et la décapitation.
Or, ce bourreau n’est pas toujours adroit, et inflige souvent d’inutiles tortures au condamné lors de l‘exécution. Par ailleurs, cette inégalité choque des révolutionnaires de 1789.
C’est contre cette double injustice que le Code pénal de 1791 précise que «tout condamné à mort aura la tête tranchée», et ce dans le but d’éviter le plus de douleur au condamné, qui a vu son exécution devenue plus rapide, donc «moins agonisante».
Le mécanisme est conçu par Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie. Le nom de l’instrument à décapiter ne réfère pas à l’inventeur mais à celui qui a proposé une exécution vue «humaine» à l’époque, car mettant tous les châtiés à un pied d’égalité devant la loi.
Le docteur Joseph Ignace Guillotin, député à l’Assemblée nationale Constituante, se propose de réagir. Le 1er décembre 1789, il prend la parole à l’Assemblée en proposant de rédiger ainsi l’article relatif à la peine de mort : «Le criminel sera décapité ; il le sera par l’effet d’un simple mécanisme.»
 
 Première de couverture:
 Le nom de famille de l’auteur (HUGO) ainsi que le titre de l’œuvre «Dernier jour d’un condamné», sont écrits en noir sur un fond blanc. L’emploi de l’article indéfini «un» devant «condamné» s’explique par le souci de Victor Hugo de souligner qu’il ne s’agit pas précisément d’un détenu défini mais de tout individu pourrant être à la place du condamné.L’emploie de l’adjectif «dernier» laisse comprendre qu’il s’agit du jour où l’exécution du condamné aura lieu.
L’édition est de Roger Broderie dans la collection de Folio Classique.
Les deux tiers inférieurs de la couverture sont occupés par un détail de la peinture de Francis Bacon intitulée «Du Sang Sur le Sol» que l’on pourrait associer à la bascule de l’échafaud sur laquelle le bourreau place le détenu sur le ventre, tête en avant sous la guillotine.
Il n’y a pas de condamné, mais on distingue dans l’illustration des tâches de sang avec d’infinies éclaboussures témoignant de la force violente avec laquelle le poids de la veuve décapite l’exécuté. Juste au dessus, paraissent les cordes qui servent à tirer la lame de la guillotine. Le tout dans un fond orange qui interpelle l’éclaircissement du sujet, dont l’oeuvre fera lumière dessus.

Quand au texte écrit en italique, il notifie qu’il s’agit d’un intégral avec préface, biographie, note de l’éditeur…

Quatrième de couverture:
La quatrième de couverture est une note de l’éditeur qui souligne l’âge de l’auteur à sa première publication de l’œuvre évaluée comme le réquisitoire contre la peine capitale.
L’éditeur fait remarquer aussi qu’il ne s’agit pas d’un condamné identifié mais de l’anonyme représentant tout condamné à la violabilité de la vie humaine.

 Au troisième paragraphe, nous retrouvons beaucoup d’éloge au roman et à son auteur («accent souvent étrangement moderne») qualifiant l’œuvre de «saisissante leçon d’écriture et d’humanité».